La reconstruction des maisons anciennes devient plus simple

Le nouveau régime des autorisations d’urbanisme a introduit des changements importants pour ceux qui souhaitent reconstruire une maison ancienne. Le décret-loi n° 108/2026, publié en mai et actuellement en vigueur, élargit les cas dans lesquels certains travaux sont dispensés de permis ou de déclaration préalable.
Cette évolution intervient dans un contexte de forte pression sur le logement. Selon l’INE, les prix des logements ont augmenté de 17,6 % en 2025, soit la plus forte progression de la série disponible.
Pour bénéficier de l’exemption, la reconstruction doit rétablir le dernier état légalement valable du bien. Cela signifie, en termes généraux, conserver la composition des façades, les dimensions, les ouvertures, la toiture et les éléments en saillie ou en retrait.

Tous les travaux ne sont pas exemptés

L’exemption ne s’applique plus lorsque l’intervention constitue une extension du bien. Augmenter l’emprise au sol ou la surface de construction, la hauteur de façade, la hauteur ou le volume du bâtiment peut modifier le régime applicable aux travaux.
Il est également possible d’améliorer les matériaux, la sécurité et les conditions de salubrité, à condition que l’intervention respecte les limites définies pour une reconstruction.
Un autre changement important concerne les biens situés dans des zones de protection de biens classés ou en cours de classement. Dans ces cas, certaines reconstructions peuvent également bénéficier de l’exemption.
Le remplacement des menuiseries par des solutions présentant un design et une finition similaires, lorsqu’il vise à améliorer la performance énergétique, est également considéré comme un travail d’importance urbanistique mineure.

Une exemption ne signifie pas l’absence de règles

Même sans permis, le propriétaire reste soumis à certaines obligations. En règle générale, il doit informer la mairie du début des travaux au moins cinq jours à l’avance. Les taxes d’urbanisme peuvent également continuer à s’appliquer. Par ailleurs, la responsabilité concernant la conformité des travaux demeure. Le bien peut faire l’objet d’un contrôle et les travaux qui dépassent les limites de l’exemption peuvent être soumis aux règles applicables aux opérations nécessitant une autorisation d’urbanisme.
Avant d’entreprendre une reconstruction, il est donc important de vérifier l’historique juridique du bien, de s’assurer que l’intervention respecte les caractéristiques requises et d’identifier d’éventuelles contraintes patrimoniales ou urbanistiques.
Le principal avantage du nouveau régime réside ainsi dans la réduction des démarches administratives pour certains travaux. Toutefois, reconstruire une maison ancienne sans permis ne signifie pas pouvoir modifier librement le bien.

Source: SUPERCASA
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